1) Certains parent aliénant sont aveuglés par leur rage.
Au niveau le plus superficiel, on essaye de leur faire apprécier l'importance du rôle de l'autre parent dans l'éducation des enfants et le fait que leur campagne de dénigrement destinée à atteindre l'autre parent contribue aussi à développer des pathologies chez les enfants (GARDNER2, §14)
2) Certains parents aliénant sont jaloux du fait que l'autre est engagé dans une nouvelle relation et eux pas. Le priver des enfants équivaut à lui enlever ce qu'il a de plus précieux au monde.
Certains parents aliénant utilisent la campagne de dénigrement pour entretenir une certaine relation avec l'autre parent. Cette campagne demande en effet du temps et interfère continuellement avec la vie de l'autre parent.
La meilleure chose à faire est de pousser le parent aliénant à reprendre sa propre vie en main, à trouver d'autres intérêts et à s'investir dans une nouvelle relation (GARDNER2, §15)
3) La colère peut être provoquée par des facteurs économiques.
Si le thérapeute se rend compte qu'il y a de bonnes raisons de penser que les décisions concernant le volet financier ne sont pas juste et contribuent à la colère du parent aliénant, il doit le signaler au juge. Il ne doit en aucun cas aboutir à des conclusions en la matière et doit laisser ce soin à des experts (GARDNER2, §16)
4) Le coté maternel (paternel) sur-protecteur du parent aliénant est un facteur courant qui explique l'aliénation des enfants. Le monde est vu comme dangereux et le père (la mère) en particulier représente une source potentielle de danger.
Ce symptôme peut être soigné par la thérapie. Toutes les sources de colère, liées ou non à l'autre parent, doivent être explorées (GARDNER2, §17)
5) Il arrive parfois que le parent aliénant décide soudain de déménager, de changer de ville ou de pays. Il peut prétexter avoir fait une rencontre amoureuse ou avoir une opportunité de travail.
Le thérapeute doit essayer de découvrir s'il ne s'agit pas simplement d'une man½uvre de plus pour exclure les enfants de la vie de l'autre parent et, si c'est le cas, en avertir le juge. Dans tous les cas, il devra reconnaître qu'il est dans l'intérêt des enfants de rester dans leur environnement actuel, sous la garde de l'autre parent (GARDNER2, §18)